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L’Egypte succède à elle-même. Les Pharaons viennent de remporter, ce dimanche 31 janvier 2010, leur troisième trophée d’affilée de Coupe d’Afrique des Nation (CAN) face aux Blacks stars du Ghana (1 but à 0). C’est la première fois qu’une équipe réalise cet exploit.
Egypte 2006, Ghana 2008, Angola 2010, voilà trois éditions de la CAN que l’équipe égyptienne a confisquées. Comme la dernière finale face au Cameroun, une erreur de marquage a permis aux Pharaons de remporter cette 27ème édition de la CAN. Encore une fois le réalisme de cette équipe a payé ; une occasion, un but de Gedo et le trophée. C’est le septième sacre pour les Pharaons et leur troisième de suite qui détiennent le record de trophée dans cette compétition. Ils ont tout raflé cette année : du trophée de la compétition à celui du meilleur joueur en passant par celui de l’équipe fairplay et ceux de meilleur buteur et de meilleur gardien. Hamed Hassan (le capitaine), El Adari et Gedo sont respectivement meilleur joueur, meilleur gardien et meilleur buteur de la 27ème édition de la CAN. Les Pharaons restent donc invaincus sur un total de 18 matchs dans la compétition. Les tam-tams, les balafons, les feux d’artifices, bref le beau spectacle angolais pour la remise du trophée n’est qu’en faveur des joueurs Egyptiens.
Depuis 2006, aucune équipe africaine n’arrive à mettre fin à l’hégémonie de l’Egypte. La Côte d’ivoire en 2006, le Cameroun en 2008 et le Ghana en 2010, les finalistes des trois dernières éditions, ont essayé en vain. Il n’y a plus de doute autour de la suprématie de l’Egypte sur le continent africain.
A quand le passage du témoin ? Difficile de répondre à la question. L’Egypte qui mise sur l’expertise locale continue de régner et les autres pays qui ont des « professionnels » qui évoluent dans les plus grands clubs européens trainent les pas. La Côte d’ivoire et le Mali pour ne citer que ces deux sont illustratifs de ce fait et ont déçu leurs supporters qui attendaient beaucoup d’eux. Les équipes africaines et leurs supporters doivent donc attendre encore deux ans pour essayer d’arrêter les Pharaons. Ce sera lors de la prochaine édition qui va se dérouler entre le Gabon et la Guinée équatorial en 2012. Pour l’instant les Egyptiens restent la meilleure équipe du continent, c’est incontestable.
Le nouvel homme fort de la Guinée, le président par intérim, Sékouba Konaté, a accepté récemment l’idée de la nomination d’un premier ministre issue de l’opposition pour « apaiser » la situation qui prévaut à Conakry depuis les massacres du 28 septembre au stade du même nom.
C’est une « très bonne surprise ». Cela a été la réaction du ministre Français des affaires étrangères, Bernard Kouchner, en visite au Rwanda. Oui, une très bonne surprise, un discours de rupture avec ceux musclés qu’on a toujours eu de la part de la junte militaire. La décision est intervenue après la visite effectuée par le général Konaté au Maroc pour s’enquérir de l’état de santé du capitaine Moussa Dadis Camara hospitalité au royaume chérifien depuis sa mésaventure avec son aide de camp, Toumba Diakité, le 03 décembre dernier. « Il faut poser dès maintenant des actes allant dans le sens de l’apaisement » a affirmé le général Konaté, selon le site guinéen http://guineevision.com/index.php?option=com_content&view=article&id=298:guinee&catid=25:politique&Itemid=28, devant les membres de la junte qui, tout ce temps ont tenu des discours belliqueux. Le général Konaté se démarque ainsi de la junte par son discours mais sera-t-il capable de tenir le coup ? On se rappelle tout de même les discours du capitaine Dadis au lendemain du coup d’Etat après la mort du président Conté. Des discours « porteur d’espoir » au début et enfin les tragédies du 28 septembre. Attendons donc de voir les gestes après le discours du général Konaté.
Les questions qu’on est tenté de se poser c’est si le pouvoir en Guinée a changé de main ou encore si le retour du capitaine Dadis est possible. Le discours de rupture du nouvel homme fort de Conakry renseigne en tout cas que le pouvoir aurait changé de main si non comment aurait-il pu prendre cette décision si réellement Dadis était encore aux affaires ? Ce discours de rupture renseigne sur deux chose : la première, je n’ose pas le dire mais la deuxième est que le capitaine Dadis ne soit plus apte à diriger ou aurait renoncé au pouvoir pour sauver sa peau ; la page Dadis est donc probablement tournée.
Quant à l’opposition, elle a commencé les consultations sur la nomination future d’un premier ministre issu de son rang. Les rumeurs sur les pistes Jean Marie Doré (porte parole des forces vives) et François Lonsény Fall (ancien premier ministre) courent bon train. Les leaders politiques Guinéens pourront-ils trouver un consensus ? Quel sera le rôle du premier ministre annoncé et sera-t-il libre de toute contrainte ? Les réponses à ces questions viendront dans les jours à venir.
Le monument de la renaissance est au centre de tous les débats. Certains le qualifient même de plagiat faisant allusion à une statue qui existe en Russie. Les deux monuments sont côte à côte. A vous de juger.
Je souhaite bonne et heureuse 2010 à toutes et à tous. Que ce nouvel an soit pour nous une année de paix dans le monde et dans nos coeurs.
Nous avons visité, pendant notre séjour à Joal, la mangrove reboisée de l’ile de Fadiouth. Il y a une cinquante de site pareille à Fadiouth, selon Abdoul Karim Fall, président du comité de gestion de l’aire marine protégée de Joal-Fadiouth.
Environ 45 minutes de pirogue et nous sommes sur l’ile de Fadiouth. Ici on peut voir des arbrisseaux alignés séparés par une distance d’environ un mètre. Mais pas assez de temps pour l’observation. Les journalistes ont aussitôt commencé à poser des questions. Quelle est l’importance de la mangrove ? C’est la question d’un d’entre eux à Karim qui répond : « La mangrove est très importante pour le Sénégal surtout au niveau de Joal-Fadiouth parce qu’on connait Joal-Fadiouth pour ses huitres, pour ses crevettes, les coquillages, les poissons et tout cela est dû à la mangrove. Il y a aussi beaucoup d’espèce d’oiseaux parce que le soir ça leur sert de dortoir. Ça sert aussi de repousser l’érosion côtière. » il ajoute qu’il existe 52 sites qu’ils ont reboisés à Joal-Fadiouth à l’issue d’une campagne de reboisement de 3 mois dans 6 villages. Karim explique : « je partais en pirogues avec les jeunes et les femmes de Joal-Fadiouth sur les sites que j’ai repérés. J’achetais les arbrisseaux et je payais aux travailleurs 500 FCFA pour chaque journée.»
M. Thierno Birahim Fall, coordonateur du programme CESTI-Pays bas sur l’environnement qui a organisé cette visite, est séduit par le site : « Je trouve que la mangrove de Joal-Fadiouth constitue un site vraiment important en matière de maintien de la biodiversité. Nous sommes satisfaits de la visite, ça a permis d’avoir suffisamment d’information sur l’environnement durable à Joal et ça nous permettra d’interpeller les bailleurs. » M. Fall n’est pas le seul à être séduit par le travail accompli ici Les discutions entre journalistes laissaient entendre qu’ils étaient aussi satisfaits du travail.
Un groupe de journalistes qui a suivi pendant un mois un séminaire sur l’environnement au Centre d'Etude des Sciences et Techniques de l'Information (CESTI) a quitté Dakar ce dimanche 27 décembre 2009 pour visiter l’aire marine protégée de Joal-Fadiouth. J'étais du convoi.
J’avoue que j’étais perdu de Dakar jusqu’à Joal. Perdu parce que les journalistes qui étaient autour de moi n’avaient dans leur vocabulaire que des mots liés à l’environnement, à l’écologie. Ils y tiennent vraiment. Apparemment, ils ont maitriser leurs cours du séminaire sur l’environnement organisé dans le cadre du programme CESTI-Pays-bas sur l’écologie et le développement durable. Ainsi, je n’entendais que des mots comme : biodiversité, biodégradable, écosystème, érosion côtière, écotourisme… Eco c’est pour écologie et non économie, ça au moins je le sais.
Dans le bus, on ne laissait passer aucune occasion pour parler du l’environnement. Tout a commencé quand nous avons fait escale pour prendre du carburant. Entre temps, nous sommes rentrés dans la boutique de la station où chacun a pris une boisson ou quelque chose d’autre. De retour au bus, le premier conseil est donné par un des séminaristes : il ne pas jeter les boites ou paquets pour le respect de la nature. Arrivée à Rufisque, c’est le même qui nous montre que les maisons de ce quartier sont menacées par l’avancé de la mer. Le débat a continué sur ce phénomène jusqu’au moment où nous avons trouvé en cours un autre : un feu de brousse. Du coup le débat est interrompu par un autre qui demande si c’est normal. Et puis c’était parti pour un autre débat. C’était ainsi jusqu’à Joal.
Nous sommes arrivés à Joal vers 16 heures. Première chose à faire prendre le déjeuner. Là enfin je me suis retrouvé mais je n’entre pas les détails. Après le repas, c’est la détente ; il y a un match de football à livrer à 18 heures contre les jeunes de Joal.
Pour le match, les écologistes ont mis des maillots verts mais cela ne les pas sauver : ils ont été battus 2 buts à 0 comme pour dire que l’environnement et le football c’est comme la mer et la terre, deux choses différentes.