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lundi 26 avril 2010

Pour Haiti

Le 12 janvier 2010 Haiti est frappé par un tremblement de terre faisant près de 300 000 morts. Cette vidéo c'est pour compatir aux douleurs de ce peuple. We Are The World 25 For Haiti - Official Video envoyé par youngjeff57. - Regardez plus de clips, en HD !

samedi 24 avril 2010

Un pas vers la démocratie en Guinée

Présentation de la nouvelle constitution guinéenne au président de la transition, le général Sékouba Konaté. Journal officiel de la nation.

lundi 19 avril 2010

Le billard: un jeu peu connu au Sénégal

Alors que d’autres font la pluie et le beau temps dans la lutte ou dans le football d’autres ont choisi de faire la gloire dans l’ombre. Ils sont des grands joueurs de billard mais connus seulement par les habitués des Casinos ou des hôtels luxueux.

La Voix de Dégagement Nord (VDN) est illuminée par les lampadaires. Il est 21 heures. En face du siège du Parti Démocratique Sénégalais (PDS) un bar-restaurant attire par sa plaque lumineuse. C’est « La Fiesta ». Des véhicules sont immobilisés à la devanture. A la porte, deux hommes au physique bien fourni. Un couloir mène à l’intérieur du local. Dedans, une table de billard éclairée par deux lampes suspendues au plafond accueille les clients. A quelques mètres de là le bar. Un homme blanc et une fille Sénégalaise discutent tout en trinquant leur bière. Il est presque 22 heures lorsque les joueurs de billard commencent à se présenter. Il viennent pour jouer les quarts de finale d’une compétition qui les réunie depuis le 12 avril. Sur la table de jeu, un homme blanc pose des balles dans un triangle qu’il soulève après pour leur donner la forme de ce dernier. C’est le propriétaire de la boîte et l’organisateur du tournoi. M. Daniel Delavelle, profitent alors du retard des compétiteurs pour expliquer : « La compétition a débuté le 12 avril et prendra fin le 18 du même mois. La participation a été fixée à 6500 F CFA par joueur. Les matchs se jouent à deux manches. Si l’un des joueurs remporte les deux de suite il a gagné. S’il y a égalité une troisième manche est jouée pour les départager. Les lots à gagner sont un lecteur DVD, des équipements, une coupe… » Il coupe pour prendre une gorgée de bière. Il fait un tour de la salle du restaurant et revient. Il change de ton cette fois pour déplorer la non médiatisation de ce jeu au Sénégal alors qu’il y a, pour lui, des talents dans ce pays : « Ce jeu est vraiment mal connu alors qu’il y a des gens qui peuvent concurrencer même les grands joueurs d’Europe. Même la table de jeu ou les équipements sont introuvables à Dakar. Il faut une commande pour les avoirs.» Entre temps un jeune Sénégalais élancé, habillé en T-shirt et casquette kaki, entre dans la salle. Il sert la main à tout le monde. Sans dire mot il sort son bâton. Il s’abaisse, vise et donne un coup à une balle blanche qui cogne les autres de couleur rouge et jaune. M. Delavelle nous fait savoir qu’il s’appelle Ousmane Benga, l’un des favoris pour le titre. Ce dernier explique qu’il a connu le billard avec des amis qu’il a une fois accompagné au Snooker Palace au centre-ville de Dakar. Depuis ce jour il en est devenu amateur mais ne compte pas faire carrière dedans : « Je ne joue que pour le plaisir et pendant mes temps libres. Ma carrière se trouve dans le business. » lance t-il avec un sourire. Il est 23 heures lorsque le premier match de quart de finale débute. Il oppose Ousmane à Alex Centeo, un Portugais. Le premier confirme son statut de favoris en remportant facilement les deux manches de suite. Il part s’installer au bar pour regarder les prochains matchs dont les adversaires sont encore absents. Des spectateurs le félicitent de sa victoire en lui lançant des « bravo Ousmane ». Il attend ainsi les demies finales qui sont programmées le lendemain. Quant aux raisons du désintéressement des Sénégalais à ce jeu, elle peut s’expliquer par la cherté. Une table vaut près de 3 000 000 FCFA selon Oumar Sy, l’un des distributeurs que nous avons trouvé sur place. Il est tout de même confiant quant à l’avenir de ce jeu. Il dit d’un air rassuré avec un sourire aux lèvres : « Dans 5 ou 10 ans le billard sera bien connu au Sénégal ». Pour l’instant, ces champions continuent à faire la gloire dans l’ombre et attendent de voir le jour.

mardi 13 avril 2010

samedi 3 avril 2010

Mohamed Touré : « le bilan des indépendances reste mitigé »

Le fils de Sékou Touré (premier président de la Guinée), Mohamed, est à Dakar pour la sortie de l’album « Présidents d’Afrique » du rappeur Sénégalais Didier Awadi. Le DBB l’a rencontré au Centre culturel Blaise Senghor. Le bilan des indépendances, son père, ... sont entre autres les sujets de cet entretien.

Bilan des indépendances
Je dirais que le bilan des indépendances reste mitigé dans la mesure où nous restons encore sur notre faim en ce qui concerne l’émancipation de la patrie africaine dans toutes ses dimensions. Les manifestations d’aujourd’hui en sont les preuves (conférence-débat sur le bilan des indépendances à l’occasion de la sortie de l’album « Présidents d’Afrique »). Cinquante ans après les indépendances il est quand même difficile de dire, avec tous les acquis accumulés, que rien n’a été fait. Nous devons nous mettre en perspective. Nous devons faire une autocritique rigoureuse de notre parcours et projeter cinquante nouvelles années avec des objectifs définis et claires afin que l’Afrique soit au concert des nations de façon définitive et non seulement participe à la conception du monde que nous vivons mais aussi qu’elle soit de tous les rendez-vous.
Sékou Touré, héro ou dictateur
La Guinée a été le premier pays de l’Afrique francophone à prendre son indépendance par un vote démocratique. Par la suite, elle a été le premier front de combat pour l’émancipation de l’Afrique et la libération de tout le continent. Cette responsabilité qu’elle a assumée lui a valu des adversités les plus féroces. Elle a su quand même se défendre. Les gens jugent l’histoire en fonction de leur position spécifique. Aujourd’hui en Guinée nous sommes en train de créer des conditions afin que de façon institutionnelle un processus de vérité, justice et réconciliation soit mis en place. Mon parti, le Parti Démocratique de Guinée (PDG), a déjà déclaré que cela est un exercice indispensable. Tout ce qui crée la désunion doit être cerné avec beaucoup de soin pour qu’il soit extirpé de notre esprit. Le PDG s’engage ainsi dans ce sens avec les institutions guinéennes qui seront mises en place pour nous permettre d’aborder le tournant qui s’approche et qui est décisif pour l’émancipation du peuple de Guinée.
Des ambitions politiques
Tout ce que je peux vous dire est que pour le moment je suis secrétaire aux relations extérieures du parti et que nous envisageons un congrès national le14 mai prochain. A partir de cette date nous saurons qui, de façon démocratique, devra représenter le parti aux élections du 27 juin prochain. Je suis déjà de la direction nationale, il est donc évident que je suis dans la course pour la représentativité du parti. Cependant, le PDG connait une gestion collégiale donc les postes ne sont pas aussi importants que le rendement de notre action.

vendredi 2 avril 2010

Cinquantenaire du Sénégal! Et la banlieue?

Les banlieusards n’ont pas la tête au Cinquantenaire. Certains ont encore les pieds dans l'eau. Reportage à Gounass, un quartier de Guédiawaye en banlieue de Dakar, inondé depuis des années.

Le monument de la renaissance africaine, une œuvre controversée

La désormais plus « haute statue du monde » va être inaugurée le 3 avril à Dakar alors que les débats vont bon train sur cette dernière. Construite sur l’une des collines des mamelles, culminant ainsi à 150 mètre, l’œuvre ne fait pas l’unanimité. Les raisons d’une polémique.
Le coût de réalisation : environ 14 milliards de FCFA. La majorité des Sénégalais pense que ce monument n’est pas opportun dans un pays où les populations vivent encore dans des zones inondées depuis plusieurs années.
 L’interdit religieux : impossible, aux yeux des musulmans, de représenter en statue des êtres vivants. Or plus de 90% de la population sénégalaise sont de confession musulmane.
 La gestion des recettes : 35 % des ressources générées par le monument seront versées à une fondation dont le fils du président, Karim Wade, serait le président du conseil d’administration.

lundi 29 mars 2010

Des jeunes mettent leur esprit créatif à profit

Ils sont des « Baye Fall » mais ne sont pas dans la rue pour mendier contrairement à certains de leurs amis de la même confrérie. Ils, ce sont les artistes de l’Espace de Création Cheikh Ibra Fall (ECIF) créé en 2000 sur la corniche ouest de Dakar. Ils vivent ainsi de la sueur de leur front comme le recommande le mouridisme.

Les vrombissements et klaxons des véhicules et les vagues de la mer se mêlent au vent. C’est la corniche ouest en direction du centre ville. Sur le côté droit de la route, sur un monticule se dresse une plaque qui saute à l’œil. Il y est inscrit « Espace de Création Cheikh Ibra Fall » avec une image de profil de ce dernier, un disciple du fondateur du mouridisme, Cheikh Ahmadou Bamba. Derrière la plaque, des baraques. Devant l’une, un homme, des cheveux en rasta avec une écharpe noire nouée autour du cou. Grand de taille, de teint noir, habillé en jeans bleu et t-shirt blanchâtre, Boubacar Barry, artiste sculpteur, est matinal sur les lieux pour dépoussiérer des statuettes et les exposer au bord de la route. Des antilopes, des lions, des oiseaux et d’autres animaux, tous en bois, sont des œuvres qui reçoivent des coups de torchon de l’homme. Il est 8 heures, difficile de décrocher quelqu’un ce matin ; tout le monde semble occupé. Dès que quelqu’un arrive, il lance un « salam alaikoum » à ses amis trouvés sur les lieux qui répondent à leur tour « alaikoum salam » et se précipite vers une des baraques. On entre dans ces dernières et on en ressort avec une œuvre à exposer et ainsi de suite jusqu’à épuiser la quantité se trouvant à l’intérieur. Après avoir fini ce premier travail du matin, Boubacar Barry a accepté de nous parler des activités qui se font sur les lieux. il le fait en tapotant sur sa chemise pour enlever la poussière qu’il a prise en nettoyant ses statuettes : « C’est un village des « Baye Fall » qui a été crée en 2000 pour la création artistique. Ici il y a des sculpteurs de bois, de pierre, des peintres. Il y a également des gens qui font de l’art figuratif, des soudeurs métalliques, bref nous faisons tout. Il suffit juste de faire une commande et nous allons la fabriquer. » Du coup, il change de ton pour fustiger le comportement de certains jeunes « Baye Fall ». Avec une voix plus élevée il martèle : « Ce centre a été créé pour pousser les jeunes à se nourrir de la sueur de leur front. Je déplore le comportement de ceux qui se font appeler « Baye Fall » pour quémander dans la rue. Je les appelle des « Baye faux ». Un jeune doit faire appel à son esprit, à son imagination pour faire quelque chose qui lui rapporte de l’argent au lieu de déranger les gens. Cheikh Ibra Fall est quelqu’un qui a toujours aimé le travail, donc ses adeptes doivent suivre ses pas et non tendre la main ». Sur le plan financier ces artistes ne se plaignent pas même si la clientèle n’est pas encore au rendez-vous ce matin. C’est du moins l’avis de notre interlocuteur qui dit d’un air rassuré avec un petit sourire « Nous gagnons notre vie ici et Dieu merci ». Avant même de terminer sa phrase, un de ses amis qui vient d’arriver nous interrompt pour dire d’une voix plaisantin qu’une œuvre d’art n’a pas de prix sans même chercher à savoir de quoi nous parlons. Aussitôt il passe en courant. Cela est confirmé par Boubacar Barry qui nous confie que le prix dépend du client. Non loin de là, un autre artiste, une machine en main, fait la finition d’un oiseau en métal. Le frottement de la machine sur l’œuvre fait dégager des étincelles accompagnées d’un bruit assourdissant comme dans un atelier de soudure. Avec des lunettes fumées aux yeux, ce dernier, d’un mouvement de la tête nous fait signe de son refus de parler. Il nous montre du doigt une plaque devant lui comme pour dire aller là-bas. Sur cette dernière il est inscrit « Espace de peinture venez visiter». Nous y sommes allés mais les locataires sont absents. A l’intérieur, des gouttes de peinture séchées sur le mur et par terre confirment l’art qui s’y exerce. Un grand tableau sur lequel est peint un lion en couleur jaune sur un fond vert est accroché au mur. Sous ce dernier une table garnie d’instrument de travail : pinceaux, boites de peinture, crayons et autres. Par la fenêtre de cet espace, de loin, presqu’au bord de la mer, un homme attire notre attention. Le vent souffle au point de soulever les plastiques servant de toit pour les baraques. Assis sur un tronc d’arbre coupé, la tête baissée sur un pistolet (jouet) posé sur un bois plat, un crayon en main, il fait ressortir la forme du premier sur le second. C’est le travail qui occupe l’attention d’un sculpteur qui s’est isolé dans un coin loin. Le corps recouvert de poussière, il nous dit d’un ton respectueux de l’excuser. L’ambiance du matin persiste encore sur les lieux. Sculpteurs, peintres et autres se sont mis ainsi au travail en attendant l’arrivée des clients qui se font rares encore.

dimanche 28 mars 2010

Code camp : cadeau pour le cinquantenaire de l’indépendance du Sénégal

Les étudiants du Club Synapse de l’Ecole Supérieure Polytechnique (ESP) de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) ont organisé ce samedi 27 mars un atelier sur le thème « Code camp : l’informatique, une communauté un même objectif : le partage ». Atelier qui a réuni plusieurs étudiants venant de différents départements de l’université.
Le Club Synapse de l’ESP à trouvé son cadeau pour le cinquantenaire de l’indépendance du Sénégal : le code camp qui est « un lieu de rencontre et d’échanges entre développeurs (informaticiens)». C’est du moins l’avis de leur président qui pense que le meilleur cadeau que l’on puisse offrir au Sénégal pour son cinquantenaire est la création de cette communauté d’informaticiens pour partager leur passion. L’objectif cette initiative est de découvrir. « Ce genre d’évènements communautaires devient une tendance internationale où des passionnés se retrouvent et contribuent à l’évolution de leur communauté » c’est ce qu’on peut lire sur des feuilles étalées sur quelques tables de l’amphithéâtre qui a servi de cadre pour cet atelier. Ainsi cette journée doit se dérouler, selon les MC de l’évènement, avec les concepts be free, be relax, be a community to share et le tout couronné par HAPPYNESS. Une façon de dire que ce n’est pas un cours magistral mais un cadre d’échanges donc chacun doit se sentir à l’aise. L’idée d’organiser une telle activité selon le président du club est née du Barcamp organisé il y a de cela quelques semaines par Google Sénégal à Gorée. C’est donc une façon pour eux, étudiants en génie informatique, et toute autre personne passionnée de l’informatique de partager sur des notions comme : l’art de programmer, DESING PATERN, PYTHON, développement guidé par le modèle, XMPP, jeu 3D BLENDER&PYTHON, introduction au FRAMEWORK.NET, les systèmes multi-agents. Vous n’allez peut-être pas comprendre tout cela. Ce n’est pas la peine de vous casser trop la tête ; c’est réservé aux informaticiens. Ainsi il y a eu la présentation de l’art de programmer animée par M. Ahmath Mbacké, professeur au département génie informatique. Ce dernier a eu la gentillesse d’être un peu simple. Pour lui, un programmeur c’est celui qui dit à l’ordinateur comment réaliser une tâche selon les fonctionnalités dont il dispose. En terme claire, c’est celui qui réalise des programmes informatiques. Pour ce faire, il doit avoir la connaissance, la compétence, la rigueur et l’inspiration ce qui aboutirait, selon M. Mbacké, à l’art. Il a ainsi appelé les étudiants, futures programmeurs, de tenir compte de certains facteurs lorsqu’ils créent des programmes. Ces facteurs sont entre autres « la fiabilité, la fonctionnalité, la portabilité, l’utilisabilité, l’efficacité, la maintenabilité, la maniabilité. » sans quoi le produit ne serait surement pas consommable ou du moins apprécié par les usagers. Pour le reste de la journée c’était un ensemble de commandes, de codes et autres dans lesquels je ne voudrais pas m’aventurer.