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mardi 13 avril 2010

samedi 3 avril 2010

Mohamed Touré : « le bilan des indépendances reste mitigé »

Le fils de Sékou Touré (premier président de la Guinée), Mohamed, est à Dakar pour la sortie de l’album « Présidents d’Afrique » du rappeur Sénégalais Didier Awadi. Le DBB l’a rencontré au Centre culturel Blaise Senghor. Le bilan des indépendances, son père, ... sont entre autres les sujets de cet entretien.

Bilan des indépendances
Je dirais que le bilan des indépendances reste mitigé dans la mesure où nous restons encore sur notre faim en ce qui concerne l’émancipation de la patrie africaine dans toutes ses dimensions. Les manifestations d’aujourd’hui en sont les preuves (conférence-débat sur le bilan des indépendances à l’occasion de la sortie de l’album « Présidents d’Afrique »). Cinquante ans après les indépendances il est quand même difficile de dire, avec tous les acquis accumulés, que rien n’a été fait. Nous devons nous mettre en perspective. Nous devons faire une autocritique rigoureuse de notre parcours et projeter cinquante nouvelles années avec des objectifs définis et claires afin que l’Afrique soit au concert des nations de façon définitive et non seulement participe à la conception du monde que nous vivons mais aussi qu’elle soit de tous les rendez-vous.
Sékou Touré, héro ou dictateur
La Guinée a été le premier pays de l’Afrique francophone à prendre son indépendance par un vote démocratique. Par la suite, elle a été le premier front de combat pour l’émancipation de l’Afrique et la libération de tout le continent. Cette responsabilité qu’elle a assumée lui a valu des adversités les plus féroces. Elle a su quand même se défendre. Les gens jugent l’histoire en fonction de leur position spécifique. Aujourd’hui en Guinée nous sommes en train de créer des conditions afin que de façon institutionnelle un processus de vérité, justice et réconciliation soit mis en place. Mon parti, le Parti Démocratique de Guinée (PDG), a déjà déclaré que cela est un exercice indispensable. Tout ce qui crée la désunion doit être cerné avec beaucoup de soin pour qu’il soit extirpé de notre esprit. Le PDG s’engage ainsi dans ce sens avec les institutions guinéennes qui seront mises en place pour nous permettre d’aborder le tournant qui s’approche et qui est décisif pour l’émancipation du peuple de Guinée.
Des ambitions politiques
Tout ce que je peux vous dire est que pour le moment je suis secrétaire aux relations extérieures du parti et que nous envisageons un congrès national le14 mai prochain. A partir de cette date nous saurons qui, de façon démocratique, devra représenter le parti aux élections du 27 juin prochain. Je suis déjà de la direction nationale, il est donc évident que je suis dans la course pour la représentativité du parti. Cependant, le PDG connait une gestion collégiale donc les postes ne sont pas aussi importants que le rendement de notre action.

vendredi 2 avril 2010

Cinquantenaire du Sénégal! Et la banlieue?

Les banlieusards n’ont pas la tête au Cinquantenaire. Certains ont encore les pieds dans l'eau. Reportage à Gounass, un quartier de Guédiawaye en banlieue de Dakar, inondé depuis des années.

Le monument de la renaissance africaine, une œuvre controversée

La désormais plus « haute statue du monde » va être inaugurée le 3 avril à Dakar alors que les débats vont bon train sur cette dernière. Construite sur l’une des collines des mamelles, culminant ainsi à 150 mètre, l’œuvre ne fait pas l’unanimité. Les raisons d’une polémique.
Le coût de réalisation : environ 14 milliards de FCFA. La majorité des Sénégalais pense que ce monument n’est pas opportun dans un pays où les populations vivent encore dans des zones inondées depuis plusieurs années.
 L’interdit religieux : impossible, aux yeux des musulmans, de représenter en statue des êtres vivants. Or plus de 90% de la population sénégalaise sont de confession musulmane.
 La gestion des recettes : 35 % des ressources générées par le monument seront versées à une fondation dont le fils du président, Karim Wade, serait le président du conseil d’administration.

lundi 29 mars 2010

Des jeunes mettent leur esprit créatif à profit

Ils sont des « Baye Fall » mais ne sont pas dans la rue pour mendier contrairement à certains de leurs amis de la même confrérie. Ils, ce sont les artistes de l’Espace de Création Cheikh Ibra Fall (ECIF) créé en 2000 sur la corniche ouest de Dakar. Ils vivent ainsi de la sueur de leur front comme le recommande le mouridisme.

Les vrombissements et klaxons des véhicules et les vagues de la mer se mêlent au vent. C’est la corniche ouest en direction du centre ville. Sur le côté droit de la route, sur un monticule se dresse une plaque qui saute à l’œil. Il y est inscrit « Espace de Création Cheikh Ibra Fall » avec une image de profil de ce dernier, un disciple du fondateur du mouridisme, Cheikh Ahmadou Bamba. Derrière la plaque, des baraques. Devant l’une, un homme, des cheveux en rasta avec une écharpe noire nouée autour du cou. Grand de taille, de teint noir, habillé en jeans bleu et t-shirt blanchâtre, Boubacar Barry, artiste sculpteur, est matinal sur les lieux pour dépoussiérer des statuettes et les exposer au bord de la route. Des antilopes, des lions, des oiseaux et d’autres animaux, tous en bois, sont des œuvres qui reçoivent des coups de torchon de l’homme. Il est 8 heures, difficile de décrocher quelqu’un ce matin ; tout le monde semble occupé. Dès que quelqu’un arrive, il lance un « salam alaikoum » à ses amis trouvés sur les lieux qui répondent à leur tour « alaikoum salam » et se précipite vers une des baraques. On entre dans ces dernières et on en ressort avec une œuvre à exposer et ainsi de suite jusqu’à épuiser la quantité se trouvant à l’intérieur. Après avoir fini ce premier travail du matin, Boubacar Barry a accepté de nous parler des activités qui se font sur les lieux. il le fait en tapotant sur sa chemise pour enlever la poussière qu’il a prise en nettoyant ses statuettes : « C’est un village des « Baye Fall » qui a été crée en 2000 pour la création artistique. Ici il y a des sculpteurs de bois, de pierre, des peintres. Il y a également des gens qui font de l’art figuratif, des soudeurs métalliques, bref nous faisons tout. Il suffit juste de faire une commande et nous allons la fabriquer. » Du coup, il change de ton pour fustiger le comportement de certains jeunes « Baye Fall ». Avec une voix plus élevée il martèle : « Ce centre a été créé pour pousser les jeunes à se nourrir de la sueur de leur front. Je déplore le comportement de ceux qui se font appeler « Baye Fall » pour quémander dans la rue. Je les appelle des « Baye faux ». Un jeune doit faire appel à son esprit, à son imagination pour faire quelque chose qui lui rapporte de l’argent au lieu de déranger les gens. Cheikh Ibra Fall est quelqu’un qui a toujours aimé le travail, donc ses adeptes doivent suivre ses pas et non tendre la main ». Sur le plan financier ces artistes ne se plaignent pas même si la clientèle n’est pas encore au rendez-vous ce matin. C’est du moins l’avis de notre interlocuteur qui dit d’un air rassuré avec un petit sourire « Nous gagnons notre vie ici et Dieu merci ». Avant même de terminer sa phrase, un de ses amis qui vient d’arriver nous interrompt pour dire d’une voix plaisantin qu’une œuvre d’art n’a pas de prix sans même chercher à savoir de quoi nous parlons. Aussitôt il passe en courant. Cela est confirmé par Boubacar Barry qui nous confie que le prix dépend du client. Non loin de là, un autre artiste, une machine en main, fait la finition d’un oiseau en métal. Le frottement de la machine sur l’œuvre fait dégager des étincelles accompagnées d’un bruit assourdissant comme dans un atelier de soudure. Avec des lunettes fumées aux yeux, ce dernier, d’un mouvement de la tête nous fait signe de son refus de parler. Il nous montre du doigt une plaque devant lui comme pour dire aller là-bas. Sur cette dernière il est inscrit « Espace de peinture venez visiter». Nous y sommes allés mais les locataires sont absents. A l’intérieur, des gouttes de peinture séchées sur le mur et par terre confirment l’art qui s’y exerce. Un grand tableau sur lequel est peint un lion en couleur jaune sur un fond vert est accroché au mur. Sous ce dernier une table garnie d’instrument de travail : pinceaux, boites de peinture, crayons et autres. Par la fenêtre de cet espace, de loin, presqu’au bord de la mer, un homme attire notre attention. Le vent souffle au point de soulever les plastiques servant de toit pour les baraques. Assis sur un tronc d’arbre coupé, la tête baissée sur un pistolet (jouet) posé sur un bois plat, un crayon en main, il fait ressortir la forme du premier sur le second. C’est le travail qui occupe l’attention d’un sculpteur qui s’est isolé dans un coin loin. Le corps recouvert de poussière, il nous dit d’un ton respectueux de l’excuser. L’ambiance du matin persiste encore sur les lieux. Sculpteurs, peintres et autres se sont mis ainsi au travail en attendant l’arrivée des clients qui se font rares encore.

dimanche 28 mars 2010

Code camp : cadeau pour le cinquantenaire de l’indépendance du Sénégal

Les étudiants du Club Synapse de l’Ecole Supérieure Polytechnique (ESP) de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) ont organisé ce samedi 27 mars un atelier sur le thème « Code camp : l’informatique, une communauté un même objectif : le partage ». Atelier qui a réuni plusieurs étudiants venant de différents départements de l’université.
Le Club Synapse de l’ESP à trouvé son cadeau pour le cinquantenaire de l’indépendance du Sénégal : le code camp qui est « un lieu de rencontre et d’échanges entre développeurs (informaticiens)». C’est du moins l’avis de leur président qui pense que le meilleur cadeau que l’on puisse offrir au Sénégal pour son cinquantenaire est la création de cette communauté d’informaticiens pour partager leur passion. L’objectif cette initiative est de découvrir. « Ce genre d’évènements communautaires devient une tendance internationale où des passionnés se retrouvent et contribuent à l’évolution de leur communauté » c’est ce qu’on peut lire sur des feuilles étalées sur quelques tables de l’amphithéâtre qui a servi de cadre pour cet atelier. Ainsi cette journée doit se dérouler, selon les MC de l’évènement, avec les concepts be free, be relax, be a community to share et le tout couronné par HAPPYNESS. Une façon de dire que ce n’est pas un cours magistral mais un cadre d’échanges donc chacun doit se sentir à l’aise. L’idée d’organiser une telle activité selon le président du club est née du Barcamp organisé il y a de cela quelques semaines par Google Sénégal à Gorée. C’est donc une façon pour eux, étudiants en génie informatique, et toute autre personne passionnée de l’informatique de partager sur des notions comme : l’art de programmer, DESING PATERN, PYTHON, développement guidé par le modèle, XMPP, jeu 3D BLENDER&PYTHON, introduction au FRAMEWORK.NET, les systèmes multi-agents. Vous n’allez peut-être pas comprendre tout cela. Ce n’est pas la peine de vous casser trop la tête ; c’est réservé aux informaticiens. Ainsi il y a eu la présentation de l’art de programmer animée par M. Ahmath Mbacké, professeur au département génie informatique. Ce dernier a eu la gentillesse d’être un peu simple. Pour lui, un programmeur c’est celui qui dit à l’ordinateur comment réaliser une tâche selon les fonctionnalités dont il dispose. En terme claire, c’est celui qui réalise des programmes informatiques. Pour ce faire, il doit avoir la connaissance, la compétence, la rigueur et l’inspiration ce qui aboutirait, selon M. Mbacké, à l’art. Il a ainsi appelé les étudiants, futures programmeurs, de tenir compte de certains facteurs lorsqu’ils créent des programmes. Ces facteurs sont entre autres « la fiabilité, la fonctionnalité, la portabilité, l’utilisabilité, l’efficacité, la maintenabilité, la maniabilité. » sans quoi le produit ne serait surement pas consommable ou du moins apprécié par les usagers. Pour le reste de la journée c’était un ensemble de commandes, de codes et autres dans lesquels je ne voudrais pas m’aventurer.

mercredi 24 février 2010

2ème Forum de Dakar sur la RSE, c’est parti…

Le deuxième forum de Dakar sur la Responsabilité Sociale des Entreprises (RSE) vient d’être ouvert, ce mardi 23 février 2010 sous le haut parrainage de Me Abdoulaye Wade, Président du Sénégal. Il a pour thème principal « La RSE comme facteur déterminant de la compétitivité de l’Entreprise et de l’Economie ». C’est à l’hôtel Les Almadies.

« Pour le retard on est désolé mais ça va s’arranger » c’est sur cette note que le modérateur de la cérémonie a commencé son speech après un retard de plus d’une heure. De toutes les façons c’est l’heure africaine. Cette cérémonie a été marquée par les discours de Me Ousmane Ngom, Ministre de l’Industrie, des Mines, de la Transformation Alimentaire des Produits Agricoles et des PME, par ailleurs représentant du Président de la République ; de M. Jean Pierre Bolduc, Ambassadeur du Canada au Sénégal, de M. Ibrahima Wade, Ministre Secrétaire permanent du Comité d’Orientation et de Suivi de la Stratégie de Croissance Accélérée (SCA) et de M. Philippe Barry, Coordonnateur de RSE Sénégal. La RSE est ainsi pour M. l’Ambassadeur du Canada la façon dont les entreprises intègrent dans leurs politiques, sur la base du volontariat, les préoccupations sociales, environnementales… des collectivités locales. Il a profité de l’occasion pour affirmer sa fierté et celle du gouvernement canadien d’être associé à ce projet. Le représentant du Président, le ministre des mines, a tout d’abord, quant à lui, voulu signifier à l’assistance que le concept de RSE n’est pas un effet de mode mais un concept obligatoire pour toute entreprise. Pour lui, c’est « la meilleure mission assignée à l’homme », il ajoute que « Ce n’est pas de la philanthropie. Elle va bien au-delà. C’est un instrument de bonne gouvernance. La RSE est devenu une question essentielle, une norme universelle qui s’imposera à tous ». C’est pourquoi, selon lui, le gouvernement sénégalais a posé des actes dans le secteur minier qui est un potentiel riche et diversifié porteur de développement mais qui peut attirer bien de convoitise. Il faut donc, pour lui, une utilisation rationnelle de ces richesses sans quoi pas de développement. Il a affirmé que le gouvernement s’engage donc à faire de la transparence dans la gestion des ressources publiques et à respecter l’obligation de rendre compte. Quant au coordonateur du projet, M. Barry, il a signifié que la RSE est un facteur de compétitivité pour l’économie. Cela requiert l’investissement des entreprises dans le développement local. Ainsi, l’une des faveurs accordées aux entreprises qui s’engageront est la facilitation des procédures de création de fondation sociale. Il a ajouté que les organisateurs ont voulu donner un caractère pédagogique à ce forum. C’est pourquoi ils ont fait appelle à des écoles de management et journalisme du pays. Pour M. Wade, secrétaire permanent de la SCA, les entreprises constituent un facteur de création de richesse. Il faut les pousser à s’intéresser aux préoccupations locales, ce qui pourrait aboutir à « un développement local inclusif ouvert au reste du monde ». Ce qui rendrait ainsi les entreprises plus responsables. Il a ajouté qu’il « n’y a pas développement sans la prise en compté de la dimension sociale », tel est l’objectif même de ce forum : créer les conditions pour une croissance économique qui impliquerait l’amélioration des conditions de vie du Sénégalais moyen. « Entreprendre c’est bon mais entreprendre avec une éthique est meilleur » c’est tout le sens que monsieur le ministre donne à cette initiative.

lundi 22 février 2010

Drapeau en bambara, le mot à 1 million $

Le français ou les autres langues internationales ont fini de masquer les langues africaines. Cela s’est avéré ce dimanche 21 février 2010 lors de la journée d’intégration des étudiants Maliens au Sénégal. Elle a eu lieu à l’Ecole Nationale d’Economie Appliquée (ENEA).
« Un peuple abâtardi par l’histoire, un peuple au squelette cassé à recréer… » Ce passage du livre « Un chant écarlate » de Mariama Bâ me semble bien fondé pour parler de la jeunesse Africaine si elle n’arrive plus à parler sa langue. J’ai assisté ce dimanche 21 février à la journée d’intégration des étudiants Maliens organisée par l’Amicale des Elèves, Etudiants et Stagiaires Maliens au Sénégal (AEESMS) et ce qui a attiré mon attention c’est un jeu qui a été organisé lors de cette cérémonie. Il s’agissait de répondre à des questions en bambara (langue nationale du Mali) sans y mettre un mot en français. Trouver le nom du drapeau en langue malienne, dire pourquoi le dimanche est le jour des mariages au Mali, trouver l’équivalent du mot siècle, dire les jours de la semaine, bref parler du 100% bambara étaient l’exercice qui a été soumis aux étudiants du pays de ATT. Nombreux sont ceux qui ont tenté de venir à bout de l’exercice en vain. Sur une assistance de plus de cent personnes seules quelques unes (une dizaine) sont arrivées à parler, pour quelques minutes, leur langue sans dire un seul mot de la langue française. Cela non sans prendre beaucoup de temps pour penser. Ce fait n’est cependant pas forcément un phénomène exclusif aux étudiants Maliens. Si on soumettait le même exercice aux jeunes des autres pays africains ils seraient surement dans l’incapacité d’en venir à bout. Les jeune Sénégalais, Guinéens, pour ne citer que ceux-là auront sans doute du mal à parler leurs langues pour quelques minutes sans se surprendre en train d’ajouter un mot d’une autre langue internationale. C’est désolant. Tout ce qu’on peut dire est qu’il n’y a plus de langue pour la nouvelle génération africaine. Non seulement elle n’arrive pas à parler correctement la langue maternelle mais aussi le français qu’elle prétend parler laisse à désirer : un être hybride. La question qu’on est tenter de se poser est celle de savoir si l’Afrique pourrait amorcer son développement dans cet état de fait. Quel est le chemin à choisir ? Répondre à cette question serait un grand pas vers le développement.

lundi 1 février 2010

CAN : encore l’Egypte

L’Egypte succède à elle-même. Les Pharaons viennent de remporter, ce dimanche 31 janvier 2010, leur troisième trophée d’affilée de Coupe d’Afrique des Nation (CAN) face aux Blacks stars du Ghana (1 but à 0). C’est la première fois qu’une équipe réalise cet exploit.

Egypte 2006, Ghana 2008, Angola 2010, voilà trois éditions de la CAN que l’équipe égyptienne a confisquées. Comme la dernière finale face au Cameroun, une erreur de marquage a permis aux Pharaons de remporter cette 27ème édition de la CAN. Encore une fois le réalisme de cette équipe a payé ; une occasion, un but de Gedo et le trophée. C’est le septième sacre pour les Pharaons et leur troisième de suite qui détiennent le record de trophée dans cette compétition. Ils ont tout raflé cette année : du trophée de la compétition à celui du meilleur joueur en passant par celui de l’équipe fairplay et ceux de meilleur buteur et de meilleur gardien. Hamed Hassan (le capitaine), El Adari et Gedo sont respectivement meilleur joueur, meilleur gardien et meilleur buteur de la 27ème édition de la CAN. Les Pharaons restent donc invaincus sur un total de 18 matchs dans la compétition. Les tam-tams, les balafons, les feux d’artifices, bref le beau spectacle angolais pour la remise du trophée n’est qu’en faveur des joueurs Egyptiens. Depuis 2006, aucune équipe africaine n’arrive à mettre fin à l’hégémonie de l’Egypte. La Côte d’ivoire en 2006, le Cameroun en 2008 et le Ghana en 2010, les finalistes des trois dernières éditions, ont essayé en vain. Il n’y a plus de doute autour de la suprématie de l’Egypte sur le continent africain. A quand le passage du témoin ? Difficile de répondre à la question. L’Egypte qui mise sur l’expertise locale continue de régner et les autres pays qui ont des « professionnels » qui évoluent dans les plus grands clubs européens trainent les pas. La Côte d’ivoire et le Mali pour ne citer que ces deux sont illustratifs de ce fait et ont déçu leurs supporters qui attendaient beaucoup d’eux. Les équipes africaines et leurs supporters doivent donc attendre encore deux ans pour essayer d’arrêter les Pharaons. Ce sera lors de la prochaine édition qui va se dérouler entre le Gabon et la Guinée équatorial en 2012. Pour l’instant les Egyptiens restent la meilleure équipe du continent, c’est incontestable.